Mise aux normes électricité NF C 15-100 : ce que ça implique concrètement et combien ça coûte ? Par Ocordo 21 septembre 2026 21 septembre 2026 43 Un tableau à fusibles, deux prises par pièce et aucune terre : le tableau électrique d’un pavillon des années 70 résume à lui seul l’écart avec les exigences actuelles. Les propriétaires découvrent souvent l’ampleur du rattrapage au moment d’un diagnostic de vente. Ce rattrapage porte un nom de norme, et une évolution récente en a changé le contenu. La NF C 15-100 a été refondue en 2024 Cette norme, c’est la NF C 15-100. Longtemps appliquée dans sa version de 2002 enrichie d’amendements, elle a fait l’objet d’une refonte publiée en août 2024 sous la forme d’une série de textes, applicable depuis septembre 2024 et devenue la référence unique après une période de recouvrement. Elle s’impose aux installations neuves et aux rénovations totales. Une rénovation partielle relève, elle, d’une simple mise en sécurité, moins exigeante mais insuffisante pour obtenir un raccordement neuf. Ce que la norme impose pièce par pièce Le tableau doit être équipé de dispositifs différentiels 30 mA protégeant l’ensemble des circuits, avec une répartition par usage : éclairage, prises, cuisson, lave-linge, chauffage. Une prise de terre reliée à l’ensemble des masses métalliques devient obligatoire. Le nombre de points de prise est fixé : cinq minimum dans un séjour de moins de 28 m², neuf au-delà, trois par chambre, trois en cuisine et six pour un linéaire important. Dans la salle de bains, les prises sont interdites dans les volumes 0, 1 et 2, et une liaison équipotentielle relie les éléments métalliques. Un circuit dédié est également exigé pour chaque gros appareil, du four à la plaque de cuisson, avec une section de conducteur adaptée à sa puissance. Le Consuel conditionne la mise en service Toute installation neuve ou entièrement rénovée doit obtenir une attestation de conformité visée par le Consuel. Sans ce document, le gestionnaire de réseau ne procède ni au raccordement, ni à la mise en service du compteur. À ne pas confondre avec le diagnostic électrique obligatoire, régi par la norme XP C 16-600 : il concerne les installations de plus de quinze ans, reste valable six ans pour une vente et trois ans pour une location, et ne constate qu’un niveau de sécurité, sans imposer de travaux. Un budget compris entre 70 et 220 euros du mètre carré Les comparateurs de devis situent une mise en conformité complète entre 70 et 110 euros du mètre carré, et une rénovation électrique totale entre 160 et 220 euros. Pour une maison de 80 m², cela représente 10 000 à 16 000 euros. Une simple mise en sécurité, limitée au tableau et à la prise de terre, se chiffre autour de 45 à 70 euros du mètre carré. Ces travaux se planifient avant l’isolation et les revêtements, sous peine de rouvrir des cloisons tout juste refermées. Envie d'estimer vos travaux ? Obtenez une estimation gratuite en quelques clics. Estimer mes travaux Autres réalisations Mon Accompagnateur Rénov’ : rôle, prix et reste... MaPrimeRénov’ depuis le 1er septembre 2026 : ce... Financier une rénovation sans apport : quelles solutions... Rénovation toiture : tuiles, ardoise ou bac acier,... Agrandissement maison : permis de construire ou déclaration... Chantier en hiver : quels travaux peut-on faire... CEE (Certificats d’Économies d’Énergie) : comment en bénéficier... Étanchéité toiture terrasse : quand refaire l’étanchéité et... PAC air-air vs air-eau : laquelle choisir selon... Rénovation et assurance habitation : ce que vous...