CEE (Certificats d’Économies d’Énergie) : comment en bénéficier sans se faire avoir par les offres trop belles ? Par Ocordo 17 septembre 2026 17 septembre 2026 60 Les certificats d’économies d’énergie financent chaque année des centaines de milliers de chantiers, sans passer par le budget de l’État. Ce mécanisme discret alimente aussi le terrain de jeu favori des démarcheurs abusifs. Une règle de calendrier, souvent ignorée des particuliers, sépare pourtant les offres valables des offres qui ne le sont pas. La demande de prime doit précéder la signature du devis Cette règle tient en une chronologie. Pour qu’une opération soit éligible, l’organisme qui verse la prime doit avoir joué un rôle actif et incitatif avant l’engagement des travaux, c’est-à-dire avant la signature du devis. Un professionnel qui propose de « récupérer les CEE » une fois le chantier signé propose une opération invalide. Le dispositif repose sur la loi du 13 juillet 2005 : les fournisseurs d’énergie, dits obligés, doivent justifier d’un volume d’économies exprimé en kWh cumac, et achètent pour cela des certificats aux ménages qui rénovent. Une sixième période ouverte depuis janvier 2026 Le décret du 30 octobre 2025, publié au Journal officiel le 4 novembre, a lancé la sixième période des certificats, du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030. Elle relève sensiblement le niveau d’obligation imposé aux fournisseurs, avec une part réservée aux ménages en situation de précarité énergétique. Le Coup de pouce Chauffage a été reconduit sous une forme modifiée par l’arrêté du 6 septembre 2025 : il ne garantit plus un montant plancher mais bonifie le certificat. Les pompes à chaleur hybrides couplées à une chaudière gaz en sont exclues depuis le 1er janvier 2026. Trois vérifications avant de signer quoi que ce soit La première porte sur l’origine du contact. Le démarchage téléphonique en rénovation énergétique est interdit depuis la loi du 24 juillet 2020 : un appel non sollicité constitue déjà une infraction. La deuxième porte sur la qualification RGE de l’entreprise, qui doit être valide à la date d’engagement des travaux. La troisième porte sur le devis : mention manuscrite datée et signée, désignation précise des matériaux, résistance thermique des isolants, et rappel du délai de rétractation de quatorze jours pour tout contrat conclu hors établissement. L’annuaire officiel des professionnels RGE permet de contrôler en quelques secondes la validité et le domaine de qualification d’une entreprise. Des contrôles renforcés année après année La DGCCRF et l’Anah ont accru leur pression sur le secteur, avec des taux de contrôle en hausse continue et des sanctions pénales pouvant atteindre deux ans d’emprisonnement pour pratiques commerciales trompeuses aggravées. La montée en puissance de la sixième période attirera de nouveaux acteurs : la vigilance sur l’origine de l’offre reste le meilleur filtre. Le registre national Emmy centralise les certificats délivrés, et le Pôle national des certificats d’économies d’énergie assure les contrôles. Envie d'estimer vos travaux ? Obtenez une estimation gratuite en quelques clics. Estimer mes travaux Autres réalisations Mon Accompagnateur Rénov’ : rôle, prix et reste... MaPrimeRénov’ depuis le 1er septembre 2026 : ce... Financier une rénovation sans apport : quelles solutions... Rénovation toiture : tuiles, ardoise ou bac acier,... Agrandissement maison : permis de construire ou déclaration... Mise aux normes électricité NF C 15-100 :... Chantier en hiver : quels travaux peut-on faire... Étanchéité toiture terrasse : quand refaire l’étanchéité et... PAC air-air vs air-eau : laquelle choisir selon... Rénovation et assurance habitation : ce que vous...